A la découverte des talents ignorés
Ludovic Dufaux | L'art thérapeutique

L'art thérapeutique de Ludovic Du Faux
La peinture, moyen d'expression de l'angoisse existentielle. Un besoin de parler, de communiquer quelque chose que I'on ne peut faire accepter. L'angoisse du rejet mène au jeu. L'on parle, l'on se révolte au fond de soi.
Celui qui peint, chante, écrit, a l'avantage sur les autres, de pouvoir laisser échapper la vapeur, la tension qui pourraient devenir dangereuses si contenues.
Un jour, les pensées secrètes, les révoltes se calment, l'on se range ou l'on accepte de déranger.
La peinture n'est plus utile.
Cette peinture se trouvait au fond d'un grenier. La voici! Prête à rejouer son rôle bénéfique auprès d'autres. Etait-ce vraiment important de savoir qui l'a faite?
(Comm).
(Ndlr : oui quand même! C'est celle de Ludovic Du Faux, à découvrir à la BBL, Grand-Place, jusqu'au 30 juin 1990)
Le Courrier de l'Escaut


Acrobates
Le Cirque
L'art thérapeutique de Ludovic Du Faux
Il y a quelques semaines, nous assistions très intéressés à la conférence du docteur Doutreluigne "La nouvelle hypnose, elle guérit!", donnée dans le cadre de "L'Univers du Possible" cycle de conférence donnée à Tournai et qui attire de plus en plus de monde. Voulant commenter l'exposition qui se déroule à la Banque de Bruxelles de la Grand'Place de Tournai du 1er au 30 juin, je ne peux m'empêcher de faire une relation entre ces tableaux et le thème de cette conférence.
Monsieur Doutreluigne nous présente la personnalité comme un vase communiquant de l'inconscient au conscient, de la raison à l'émotion. Chez certains, beaucoup d'émotion et peu d'émotion. L'idéal tend vers une situation d'équilibre à retrouver.
Expliquant que dans la vie il y avait des moments où le sujet nageant dans une situation prédominante d'émotions, il était alors sensible aux messages extérieurs et ceci sans s'en rendre compte. Profitant de ces moments on pouvait alors suggérer (autohypnose) un message différent remplaçant le message installé et perturbateur.
De nouveau sans s'en rendre compte, le sujet changeait son attitude stéréotypée. Ludovic Du Faux n'a jamais peint pour faire des expositions. Là n'était donc pas le but de ses envolées artistiques. Il a couché sur toiles ses émotions très fortes parce que vivant dans un monde très rationnel (il est bien connu des milieux des affaires). Il avait besoin de pouvoir rétablir l'équilibre à l'intérieur de ses vases communiquants. Ces messages émotifs avaient leurs raisons d'être. Ces toiles se trouvaient dans un grenier, sans usages ; c'est nous qui avons pris l'initiative de les exposer au public en espérant que l'effet de détente puisse se réitérer chez d'autres personnes. Ces peintures, si on ne les prend qu'avec son intellect nous paraîtront, peu ou trop raisonnables. Mais si, dans notre vase communiquant, nous parvenons à laisser l'émotion envahir notre raison, alors nous serons reliés à l'auteur de ces oeuvres et nous le comprendrons.
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Porteur
Spectacle
L'art thérapeutique de Ludovic Du Faux
Qui connaît Ludovic Dufaux sera très étonné de savoir que les tableaux exposés à la Banque de Bruxelles, Grand-Place à Tournai, sont de sa main.
Il est vrai qu'ils datent d'il y a quelques années. Dans chaque individu, il y a un pourcentage de raison et d'émotion. Les périodes de notre vie où l'émotion domine sont plus fréquentes que l'on ne pense. Heureusement ! Sinon! Que deviendrons-nous dans ce monde hyperrationnel?
C'est lors de ces périodes émotives que les messages thérapeutiques passent le mieux. "Quand il n'y a plus que la raison, l'on n'est pas loin de la folie!" Ces peintures n'ont pas été faites dans le but d'être exposées. L'auteur les a produites parce qu'il avait besoin de lâcher la pression.
On a retrouvé ces toiles dans un grenier. Elles peuvent servir à d'autres et la sincérité du travail a donné l'idée de les exposer. Ne jugez donc pas ces oeuvres avec votre raison, mais avec toute votre émotion. Exposition du 1er au 30 juin 1990.
Nord Eclair - dimanche Hainaut | Autant savoir
Dimanche 27 et lundi 28 mai 1990


Mythologie
Atlas
Petit dictionnaire
Amazone, n.f. (du grec Amazôn). Femme d'un caractère mâle et guerrier.
ATLAS, divinité grecque, fils de Japet et de Clymène. Ayant pris le parti des Géants contre les Dieux. il fut condamné par Zeus à soutenir sur ses épaules la voûte du ciel.
Flûte de Pan, instrument de musique des Anciens, composé de roseaux d'inégale longueur.
ICARE, fils de Dédale, avec lequel il s'enfuit du labyrinthe de l'île de Crète, au moyen d'ailes attachées avec de la cire. Mais il s'était trop approché du soleil. la cire fondit, les ailes se détachèrent, Icare tomba dans la mer. (Myth.)
LEDA, femme de Tyndare. Elle fut aimée de Zeus, qui prit la forme d'un cygne pour lui plaire; mère de Castor et de Pollux. d'Hélène et de Clytemnestre. (Myth.)
SISYPHE, fils d'Eule et roi de Corinthe, redoutable par ses brigandages, condamné, après sa mort, à rouler dans les Enfers une grosse pierre au sommet d'une montagne d'où elle retombe sans cesse. (Myth.) - Le rocher de Sisyphe caractérise un labeur pénible et sans cesse renaissant
ZEUS, principal Dieu de la mythologie grecque, que les latins identifièrent à Jupiter.

ART Bruxelles et environs/Kunst Brussel en omstreken.
L'autodidacte mouscronnais Ludovic DUFAUX expose jusqu'au 10 au Crépuscule Orange, 7 rue du Village à Rode St Genèse. L'art, dans son cas, joue un rôle thérapeutique pour lui même et pour celui qui le contemple. Du 13 au 24 suit alors l'oeuvre de Siméon SILJANOVSKI dont le motif sont les réminiscences de l'enfance, du rêve et de l'intellect. Dans ses toiles, "l'homme existe en tant que chant, musique écho; il devient mythe et légende, enfant oublié dans son propre jeu avec l'univers qu'il allait explorer..."
AAA 1990, ní 211 Octobre, page 74

Echos d'expositions
Du 28 septembre au 11 octobre 1990, un événement : le Crépuscule Orange nous présente l'Art thérapeutique de Ludovic Dufaux. Une surprenante exposition d'environ 30 toiles grand format 150 x 120. Couleurs et formes personnelles expriment le COURS DE LA VIE humaine et de l'humanité depuis sa PREHISTOIRE jusqu'à nous. Depuis l'AURORE, de perpétuels combats : COMBAT INEGAL, COMBAT DE L'ANGE marquent l'évolution de notre vie... et le crépuscule n'est pas pour demain !
Passons dans la grande salle pour rafraîchir nos mythes de la Grèce antique: Léla et le cygne, Zeus, Sisyphe, la chute d'Icare, Atlas, la flûte de Pan et les Amazones.
L'artiste établit la jonction avec ses Déesses modernes et transpose les pulsions éternelles de notre nature, citons l'Amazone du CARNAVAL, le TRIANGLE à la créature triste et les acrobates au CIRQUE sans filet. Les oeuvres parlent d'elles mêmes et communiquent une émotion telle que deux toiles superbes ont immédiatement trouvé acquéreurs: DANSE NEGRE - symbiose parfaite à la fois parade, rituel et corps à corps et NOYADE - indescriptible: deux oiseaux de malheur attendent aux bords carrelés une proie humaine dont le corps cadavérique est étalé mi-submergé aux reflets d'une transparence glaciale.
Mais une vision peut résumer en trois toiles le cycle de l'existence actuelle: le CABARET - les AMANTS - le GOUFFRE... et déjà le Crépuscule Orange nous annonce son prochain cycle intitulé Musée des Ombres de Siméon Siljanovski.
Bravo <<>
<<> Info,RODE-SAINT-GENESE, 1990, 1, (6), page 3

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